Il n'y avait plus à en douter pour moi-même, Pauline s'affaiblissait d'une manière visible. Tu n'a jamais éprouvé, tu n'éprouveras jamais, je l'éspère, ce supplice atroce de sentir un coeur qu'on aime cesser lentement de vivre sous votre main, de compter chaque jour, le doigt sur l'artère, quelques battements fiévreux de plus, et de se dire, chaque fois que dans un sentiment réuni d'amour et de douleur on presse sur sa poitrine ce corps adoré, qu'une semaine, quinze jours, un mois encore, peut-être, cette création de Dieu, qui vitqui pense, qui aime, ne sera plus qu'un froid cadavre sans parole et sans amour! "Pauline" De Alexandre Dumas
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Posté le mardi 22 mai 2007 15:10
Modifié le mercredi 04 novembre 2009 06:06
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